Dans les entreprises, les employés travaillent, ils ne regardent pas la télévision

Le conseiller national PDC Martin Candinas n’hésite pas à criminaliser l’ensemble des PME suisses dans la campagne relative au nouvel impôt Billag sur les médias. Sans preuves, il fait passer des entreprises irréprochables pour des téléspectateurs pirates et des hors-la-loi. Cette attitude frise la calomnie. Un politicien en lien avec la population sait que dans les entreprises les employés travaillent et ne regardent pas la télévision ; il sait que de nombreuses PME se battent pour survivre face à la force du franc suisse et que l’introduction de nouveaux impôts comme l’impôt Billag sur les médias est un poison. Et un politicien défenseur des PME sait que celles-ci peuvent se désinscrire auprès de Billag tout à fait légalement.

Ceux qui n’utilisent pas les programmes de la SSR ne doivent pas être criminalisés.

Dans les entreprises les employés travaillent et ne regardent pas la télévision. Image/Gaëtan Bally/Keystone

Dans les entreprises les employés travaillent et ne regardent pas la télévision. Image/Gaëtan Bally/Keystone

Martin Candinas ne s’en préoccupe pas lorsqu’il s’agit de percevoir de nouveaux impôts. Au lieu de décharger les PME et de lutter contre des prélèvements absurdes et injustes, il préfère propager des demi-vérités, voire des mensonges pour remplir davantage encore les caisses d’une SSR déjà beaucoup trop chère sur le dos de la population. Prétendre que la révision de la LRTV exonère la plupart des PME n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux et une tentative de tromperie des citoyens.

Pour pouvoir être exonéré d’un impôt, il faut d’abord y être assujetti. Ce qui, selon le droit en vigueur, n’est justement pas le cas de la grande majorité des PME. Beaucoup ne paient aujourd’hui pas de redevances Billag parce qu’elles font usage des possibilités légales d’en être exemptées. Dans de nombreuses entreprises, il est en effet tout simplement impossible et même interdit, pour des raisons de sécurité, de regarder la télévision à son poste de travail. Des directives de la SUVA prescrivent qu’il est défendu d’écouter de la musique sur de nombreux chantiers et plus encore de regarder la télévision.

Candinas n’a ni le droit ni aucune base lui permettant d’attaquer des entreprises irréprochables. Utiliser Internet au travail pour lire des courriels ne vous assujettit pas automatiquement à la redevance. Candinas le sait. Mais ça ne l’empêche pas de calomnier l’ensemble de l’économie et des citoyens intègres. Si ceux qui utilisent les programmes de la SSR doivent payer, ceux qui ne les utilisent pas ne doivent pas pour cela être criminalisés.

Avec la révision de la LRTV, toutes les entreprises individuelles et familiales sans exception recevront une facture Billag. Un boulanger et son fils à la tête d’une entreprise familiale qui se font réveiller chaque matin par la radio paieront le nouvel impôt Billag sur les médias. Les mêmes personnes se retrouvant une demi-heure plus tard dans le laboratoire de leur boulangerie paieront une deuxième fois l’impôt Billag si leur chiffre d’affaires dépasse 500’000 francs. Et Candinas appelle cela exonérer les PME?

Refusons cette arnaque en votant catégoriquement NON à la révision LRTV le 14 juin prochain!