L’immigration de masse est à l’origine de la stagnation des salaires

La semaine dernière, le conseiller national Christian Wasserfallen a attaqué l’UDC dans son article de blog. Il semblerait qu’il continue de se tromper d’ennemi politique.

L’assurance-invalidité affiche actuellement un déficit de plusieurs milliards de francs. Pour réformer l’AI, les électeurs ont approuvé l’augmentation de la TVA de 7,6% à 8% lors du référendum du 27 septembre 2009. Cependant, cette décision a été prise en réponse à la promesse du Conseil fédéral d’introduire «de nouvelles mesures de redressement, socialement acceptables, pour rééquilibrer de façon permanente le budget de l’AI». L’UDC réclamait alors la réduction rapide des dépenses de l’AI. Elle a d’ailleurs apporté son soutien pour une réduction d’un montant de 700 millions de francs, proposition ensuite soumise ensuite à consultation au Conseil fédéral. Finalement, l’objectif de réduction a été fixé à 350 millions de francs par an. Puis le Conseil des États, dominé par le PDC et les partis de gauche, a réduit cet objectif à 225 millions de francs par an. Trois mois plus tard, le Conseil national a refusé toutes les principales demandes de réduction des dépenses de l’AI. C’est le PDC qui avait alors fait pencher la balance. Des 700 millions de francs initiaux, il ne restait au final qu’un montant d’économie dérisoire (40 millions de francs par an au maximum). L’échec de la réforme de l’AI est un parfait exemple de l’influence néfaste pour la Suisse du virement à gauche du Parlement depuis les dernières élections et du fort virage à gauche effectué par le groupe parlementaire du PDC.

La Suisse doit à nouveau pouvoir décider du nombre d’étrangers qui entrent sur son territoire et de la durée de séjour des immigrants.

Die Personenfreizügigkeit unter Beschuss: Plakat zur Einwanderungsinitiative der SVP. (Keystone/Arno Balzarini)

La libre circulation des personnes est sous un feu nourri de critiques. Ici une affiche de l’UDC contre l’immigration de masse. (Image : Keystone(Arno Balzarini)

Le PLR n’a pas encore compris que la liberté de circulation est une erreur fondamentale. En effet, elle a pour conséquence une réduction progressive des salaires en Suisse et un gonflement massif du nombre d’assurés sociaux. Les très mauvais chiffres de la ville de Zurich ne sont malheureusement que le début. C’est là qu’intervient le système de quotas de l’initiative contre l’immigration de masse, système également appliqué de manière efficace dans d’autres économies libérales telles que l’Australie ou le Canada. La Suisse doit à nouveau pouvoir décider du nombre d’étrangers qui entrent sur son territoire et de la durée de séjour des immigrants.

D’autre part, Christian Wasserfallen avance que l’UE annulerait les accords bilatéraux si l’initiative contre l’immigration de masse devait être adoptée. Cette affirmation est fausse, car seuls les Accords bilatéraux I sont liés à la clause dite «guillotine». De plus, il est évident que les Accords bilatéraux I profitent clairement à l’UE, comme par exemple l’accord sur les transports terrestres. La France et l’Autriche, pays membres de l’UE, se réjouiraient-elles de voir passer la totalité des camions de 40 tonnes sur le Mont Blanc et le Brenner? Il en va de même pour les achats publics, qui profitent aux entreprises de l’UE de façon disproportionnée. Saviez-vous par exemple que les fenêtres du Palais fédéral ont été commandées auprès d’une entreprise tchèque au lieu de faire travailler nos artisans locaux? Quant à l’accord sur le transport aérien, celui-ci est devenu presque superflu depuis la reprise de Swiss Air par la compagnie aérienne allemande, Lufthansa. L’accord sur la recherche de 1999 a expiré depuis longtemps et n’est donc plus lié à la clause guillotine. Restent donc les accords sur l’agriculture et sur les obstacles techniques au commerce. Il est tout à fait envisageable de renégocier ces deux derniers accords, avec celui sur les transports terrestres. Tel est d’ailleurs l’objet de l’initiative du Conseil fédéral: «Les traités internationaux contraires à l’art. 121a doivent être renégociés et adaptés dans un délai de trois ans à compter de l’acceptation dudit article par le peuple et les cantons». Il est donc évident que la clause guillotine n’est qu’un mythe alimenté par les partisans de l’UE.

Par ailleurs, economiesuisse connaît une nouvelle crise d’hyperactivité en déboursant des millions de francs pour le financement d’une campagne d’affiches et d’annonces avec des pommiers, totalement dénuée de sens. L’organisation faîtière reste fidèle à sa devise: «Ne jamais faire les choses à moitié»! economiesuisse n’a-t-elle toujours par compris, après le désastre de l’initiative Minder, qu’un peu plus de modestie et un peu moins d’arrogance ne feraient pas de mal? Ou serait-ce la philosophie des monopolistes d’Etat auxquels Heinz Karrer, le nouveau président, a consacré presque toute son action?

Dites OUI à l’initiative «Contre l’immigration de masse» et soyez vigilants lorsque des représentants de partis centristes se font passer pour des garants de la majorité. Malheureusement, ces partis forment souvent la majorité – pour la simple raison qu’ils se comportent comme des girouettes, tendant parfois vers la gauche, d’autres fois vers la droite.