Pour une imposition équitable des entreprises dans toute la Suisse.

Vendredi 17 mai, le Conseil fédéral a lâché le morceau: la troisième réforme de l’imposition des entreprises, appelée à résoudre le litige fiscal avec l’Europe, creusera un trou massif dans les finances publiques suisses. Il manquera entre 1 et 5 milliards pour financer le service public. Les communes et les cantons seront les principaux touchés.

Face à ce désastre annoncé, la Confédération envisage d’aider les cantons en leur versant des compensations partielles. Celles-ci seraient financées en augmentant d’autres impôts, comme la TVA ou l’impôt fédéral direct. Cette façon de faire déplace massivement l’effort fiscal des entreprises aux ménages. En outre, les cantons et les communes devront lancer des programmes d’économie drastiques sur l’école, la santé, la politique sociale et les transports, qui sont leurs principaux postes budgétaires. Comme les communes ne sont pas représentées à la table des négociations à Berne, elles pourraient d’ailleurs bien supporter l’essentiel de la perte, si les cantons devaient garder l’entier des compensations fédérales pour leur propre budget.

A l’origine de la grogne européenne qui force le Conseil fédéral à agir, on trouve le double langage fiscal pratiqué par la plupart des cantons: les bénéfices des sociétés actives en Suisse sont imposées à un taux ordinaire, mais il existe des “statuts spéciaux” qui donnent droit à un rabais massif dans le calcul de l’impôt communal et cantonal. Ces rabais sont réservés à la part du bénéfice rapatriée de l’étranger. On parle de “ring fencing”, ce qui se traduit en français “poser une clôture” (sous-entendu: autour de ces bénéfices pour traiter de manière différenciée).

L’Union européenne s’insurge à juste titre, car la Suisse procède à du dumping: elle offre à ces entreprises actives internationalement un taux très bas qui serait insupportable au plan budgétaire si elle devait aussi l’offrir aux entreprises indigènes. L’ampleur de cette pratique contribue évidemment à l’irritation de nos partenaires économiques, puisque désormais, la moitié des bénéfices imposés en Suisse provient de l’étranger pour bénéficier de ring fencing. Accessoirement, cette pratique est totalement discriminatoire: on ne voit pas pourquoi une entreprise indigène devrait payer deux fois plus d’impôt qu’une multinationale.

Le Conseil fédéral propose de sortir par le bas du dilemme: abolir le “ring fencing” et le remplacer par d’autres astuces moins choquantes à court terme. Comme cela ne suffit pas à maintenir le niveau actuel d’imposition très bas des multinationales, le Conseil fédéral suggère aux cantons de baisser le taux d’ordinaire d’imposition des entreprises. Ainsi, elles seraient toutes taxées au taux actuel des multinationales.

Il faut qu’un majorité admette que la concurrence fiscale intercantonale sous sa forme actuelle est excessive.

L'imposition des entreprises est au cœur du conflit fiscal entre la Suisse et l'Union européenne; ici les deux drapeaux dans le grand hall du Palais fédéral, à Berne. (Image: Keystone)

Pour donner des chiffres: une multinationale à statut spécial paye actuellement typiquement au total 12% d’impôt sur le bénéfice, où qu’elle soit en Suisse, contre 22% à 24% par exemple pour une PME zurichoise ou vaudoise. Si les cantons à fiscalité moyenne ou élevée baissent à 12% le taux d’imposition, qui vaudra désormais pour toutes les types d’entreprises, ces cantons seront confrontés à un effondrement budgétaire. S’ils n’adoptent pas un tel abaissement, ces cantons seront confrontés à un exode de multinationales vers les cantons qui offrent d’ores et déjà un taux autour de 12%. Notons qu’en comparaison, le risque d’exode international est bien moindre: il faut aller à Chypre ou en Bulgarie pour trouver des taux officiel aussi bas.

La proposition du Conseil fédéral obéit à une logique implacable en apparence, mais en réalité totalement contre-productive. La Suisse n’est pas un pays en voie de développement obligé d’offrir les taux les plus bas à la ronde. Elle souffre au contraire de sur-attractivité, ce qui conduit à une surchauffe du marché immobilier et à des tensions migratoires excessives. Au PS, nous proposons donc une tout autre approche, beaucoup plus pragmatique, pour sortir la tête haute de ce dilemme.

Le taux fédéral de l’impôt sur les entreprises est actuellement fixé à 8,5% nominal, ce qui représente un socle fédéral payé par toutes les entreprises sans exception. Nous proposons de passer ce socle fédéral à 16% nominal, ce qui revient à environ 14,5% d’imposition effective. La Confédération ne garderait pas ces  recettes supplémentaires pour son propre budget, mais les redistribuerait entièrement aux cantons et à leurs communes au prorata de la population, des emplois et des charges-centres. Les cantons et les communes pourraient, à choix, baisser drastiquement ou supprimer complètement leur propre impôt sur le bénéfice. Mais dans tous les cas, les bénéfices, indigènes ou rapatriés, seraient au moins imposés à hauteur du socle fédéral de 14,5%, voire à 2 ou 3% de plus dans les cantons et les communes qui maintiendraient une petite imposition locale. Cette solution présente plusieurs avantages décisifs…

  • Le rendement global de l’imposition des entreprises serait comparable à ce qu’il est aujourd’hui, sans perte pour les caisses publiques, supprimant par là-même la nécessité d’augmenter la TVA ou l’imposition sur le revenu des personnes physiques.
  • Le taux serait à la fois attrayant sur le plan international sans être excessivement bas ou prêter le flan à la critique.
  • Il n’est pas nécessaire, pour remplacer le “ring fencing”, d’introduire de nouvelles astuces qui finiraient immanquablement par être contestées sur le plan international.
  • Pour les entreprises indigènes des cantons dont le taux est aujourd’hui moyen ou élevé, c’est à dire celle des centres économiques ou de certains cantons périphériques, ce dispositif offrirait une baisse substantielle d’impôt.
  • La diminution des recettes sur l’imposition du bénéfice des entreprises indigènes serait compensée par l’alignement à la hausse des multinationales sur le socle de 14,5%, voire un peu plus dans les centres économiques qui ont d’autres atouts à faire valoir.

Mathématiquement, cette solution se fonde sur une logique très simple: en posant un plancher aux excès de la concurrence fiscale en Suisse, on obtient les moyens financiers nécessaires pour résoudre le dilemme de façon durable et non-dommageable, avec un taux attrayant dans toute la Suisse.

Le seul obstacle à la mise en œuvre de cette solution est de nature idéologique: il faut qu’un majorité admette que la concurrence fiscale intercantonale sous sa forme actuelle est excessive. Autrement dit faire tomber un tabou. Pour l’instant, le Conseil fédéral n’en prend pas le chemin. Quant aux cantons, tiraillés entre cantonalisme étriqué et fédéralisme équilibré, ils essayent encore de faire croire qu’ils pourront se mettre d’accord sur un partage équilibré du gâteau. Mais si celui-ci maigrit de plusieurs milliard, il est impossible qu’ils y parviennent. Combien de temps les cantons mettront-il pour proposer au Conseil fédéral un socle fédéral réhaussé? Les paris sont lancés.

98 Comments sur «Pour une imposition équitable des entreprises dans toute la Suisse.»

  • Walter Bossert says:

    Lustig wie schnell vergessen wird, was noch in den 1990 iger Jahren war. Nun geht es allen gut und die SP ler spucken wieder grosse Töne. Vergessen die Zeit als sie selbst duzende Vorschläge macht wie den Firmen eine Niederlassung in der Schweiz schmackhaft gemacht werden könnte, sogar das Bauland sollte Interessenten geschenkt werden. ( Kanton Waadt) Mittlerweile wurde Arbeitnehmerseitig massiv ” aufgerüstet” so dass die SP bei der nächsten Arbeitslosigkeit die Firmen mit noch grösseren Geschenken beknien muss um ein paar Arbeitsplätze zu erhalten.

    • Urs says:

      …mich stört es allgemein das ganze Nationen, Demokratie hin oder her, auf den bereits wunden Knien dahergekrochen kommen müssen… Sie nicht?

      • Walter Bossert says:

        Urs,ich weiss zwar nicht genau was Sie mit Ihrer Antwort meinen, aber ganze Nationen…. auf den wunden Knien.. das tönt doch ziemlich übertrieben, oder ist es der Mangel an Argumenten?

  • Hannes Müller says:

    Man kann auch die Ausgaben senken. Aber das würde natürlich bedeuten, dass die Leutre in der Helferindustrie sich eine andere Arbeit suchen müssten.

    Der Staat hat soviel Macht, dass er nur durch Steuerwettbewerb etwas gezähmt werden kann.

    • R. Merten says:

      Sie haben Recht, Hr. Müller. Die umfangreiche Asyl-, Sozial- und Hilfswerkindustrie müsste bei rigorosen Sparanstrengungen endlich Federn lassen. Da diese aber von den Sozis umfassend kontrolliert wird und sie zusammen mit dem linken Staats- und Verwaltungsapparat eine Macht darstellt, ist ohne weitreichenden, bürgerlichen Zusammenschluss nichts zu machen. Und da die SP in ihrem Parteiprogramm immer noch ! explizit den EU-Beitritt wünscht und alle massiven Nachteile zu Lasten der CH-Bevölkerung gerne in Kauf nimmt, ist der Wohlstandsverlust vorprogrammiert !!

      • Da Rold Mauro says:

        Ich stimme dem vollumfänglich zu. Die bequeme Stallfütterung ist immer noch das Ziel unserer linksgerichteter Politik.

        • A. Meier says:

          also ich wäre für Abschaffung der Armee und komplette Einstellung der Landwirtschaftssubvention. Dann würden endlich die Subventionsfressenden Bürgerlichen lernen, marktwirtschaftlich zu denken und handeln.

  • carlo corno says:

    das ist ein alter Hut, dass die SP am liebsten ein Steuerkartell (=Steuerharmonisierung) hätte, damit man ungehindert Steuererhöhungen durchsetzen kann. Das Gegenstück, die Steuerkonkurrenz, wird als exzessiv und Kantönligeist verteufelt. Wie gesagt, das hatten wir alles schon, mit recht zweifelhaftem Erfolg übrigens. Kein Mensch redet von der (mangelhaften) Effizienz des Staates, der Ausgabendisziplin bzw. vom der verschwenderischen Umgang mit Steuereinnahmen.

  • Hannes Müller says:

    Ich finde die 22-24% erschreckend. Da wird der Wirtschaft Geld weggenommen, das sie für Investitionen brauchen könnte. Es ist an der Zeit, die Unternehmenssteuern auf 10-12 % zu senken. Für alle. Denn mehr ist ungerecht. Natürlich muss dann entsprechend beim Staat abgebaut werden.

    Die KMU müssen sich dem Wettbewerb und der Realität stellen, warum sollte das der Staat nicht?

    • Michael Berger says:

      Woher nimmt der Staat dann das benötigte Geld? Die Steuersenkungen folgen der Logik der bürgerlichen Wirtschaftsvertreter. Steuern runter, damit sie selbst mehr Geld haben. Der Staat kann ja sparen. Nur wo? Auch der Staat muss Investitionen tätigen (Bildung, Sicherheit, Infrastruktur, Subventionen!, Sozialwesen, …). Nun werden vermutlich einige einmal mehr bei den Sozialleistungen und den Asylsuchenden sparen wollen. Auch das entspricht der Logik der Bürgerlichen. Die Oberschicht auf Kosten der Unterschicht weiter fördern. Der Vorschlag die MwST anzuheben geht auch in diese Richtung.

      • Mühller says:

        Müssen Lehrer teils wirklich über Fr. 160 000.– verdienen, bei 12 Wochen Ferien, oder Schulsozialarbeiter/innen über Fr.120 000.– um mit Kindern über Probleme zu sprechen. Staatsangestellte haben oft viele Privilegien welche wirklich unnötig sind, und wenn linke von sozialer Gerechtigkeit sprechen dann sollte man auch gerecht gegenüber den Personen sein die den ganzen aufgeblähten Staatsapparat bezahlen müssen!

      • Hannes Müller says:

        Das Sozialwesen ist völlig überrissen, darum ist die Schweiz so attraktiv für unqualifizierte “Einwanderer”. Und man muss auch nicht alles vergolden (zB Schulbauten)

        • Stefan Gisler says:

          Auch Sie, Herr Müller, wollen also, um für die Reichen und gewinnstarke Firmen unnötig tiefe Steuern anbieten zu können, bei den Schwächsten sparen. In der Stadt Zug setzen wir dies um – Sparmassnahmen auf Kosten von Familien, Kultur, Bildung. Dies nachdem die Bürgerlichen mit Steuersenkungen allein in den letzen 10 Jahren einen heute jährlichen Minderertrag von 50 Millionen Franken (bei heute total 268 Mio. Einnahmen) verursachten. Mich schrecken weniger unqualifizierte Einwanderer (oft geholt von SVP-nahen Gewerblern) als “überqualifizierte” Steuerflüchtlinge.

    • Andreas Krebs says:

      “Die KMU müssen sich dem Wettbewerb und der Realität stellen, warum sollte das der Staat nicht?” Ist es nicht so, dass hier internationale Firmen gegenüber KMU massiv bevorteilt werden? Und: steht die Schweiz im Wettbewerb um tiefe Steuern nicht schon gut da? Was ist denn international üblich? Und natürlich ist es ja auch nicht so, dass die wegfallenden Steuern von wenigen globalen Konzernen mit Sparmassnahmen ausgeglichen würden. Sondern durch höhere Steuern bei all denen, die nicht so mobil sind, dass sie ganze Länder erpressen können.

      • Joachim Kellenberger says:

        Das waere ja mit den einheitlichen Steuern um 12% gerade nich mehr der Fall

    • Jean-Louis Gilli says:

      Nordmann, Glättli und Konsort sind die Lobbyist des Beamtentum. Sie füllen unsere Medien. Es glatt es gibt keine Sendung ohne Glättli oder Nordmann! Sie Wissen alles über alles, ihre Köpfe sind voll veralteten Theorien. Sie haben noch nicht gemerkt dass Ihre utopische sozial Nirvana zu nicht bringt. Sweden als sozial, Integrationsstaat war zelebriert! Und jetzt muss Sweden Ihre glatte sozial Integrationspolitik zum Debakel kommt, Holland, England, Norwegen the same.Früher war es Jositch jetzt sind die beide überall zu sehen. Ihre Gage werden durch unsere obligatorische Beitragen bezahlt!

    • Rene Wetter says:

      Glaube Bulgarien hat solche Steuersätze. Der Staat darf daher sehr wenig für Infrastruktur, Bildung und Gesundheitswesen ausgeben. Wollen Sie das bei uns auch? Oder können Sie uns Vorschläge machen wer die Steuerausfälle zu berappen hat?

  • Luigi Rotta says:

    Man könnte meinen die Schweiz sei ein Drittweltstaat der nur dadurch Investitionen ins Land bringen kann indem es alles verschenkt. Wir sollten aufhören die Vorteile der Schweiz zum Dumpingpreis zu verschleudern. Stabile politische Verhältnise, soziale Ruhe, hohe Sicherheit: das kostet Geld und sollte nicht an ausländische Firmen verschenkt werden. Hier gilt die Parole: “Stopp dem Ausverkauf der Heimat”. Wenn jemand das Volksvermögen sucht das verschleudert wird: hier wird es verschleudert.

  • Welschfreundlich says:

    Apple versteuert seine weltweit gemachten Gewinne in Irland. Also, der Wettbewerb spielt international, nicht nur kantonal.

    • tomtom says:

      Apple versteuert seine Gewinne genau gesagt im Niemandsland, und hat den “Heiligen Gral” der Steuerbezahlung gefunden: gar keine Steuern zahlen! Es wird eine Lücke genutzt in der Auslegung des Ortes der Steuerpflicht: Während in den USA die Regel gilt, Steuern dort zu zahlen, wo der Unternehmenssitz liegt, gilt in irland die Regel, dass Steuern dort gezahlt werden, wo die Unternehmensaktivität liegt (im Falle Apple dort wo die Management-Sitzungen stattfinden). Durch diesen Kunstgriff (Unternehemnssitz: Irland, Board Meetings: USA) hat Apple ganz legal ca. 30 Mrd. (!) USD Steuer “gespart”…

    • Nick Schott says:

      Und die USA unternehmen Anstrengungen dies zu ändern und die Steuerlöcher von Apple zu schliessen. Wir sollten das auch tun, sonst werden wir nochmehr zu Sklaven der grossen Firmen welche die Politik diktieren.

      • mippim says:

        @Schott: Glauben Sie bloss nicht, dass sich in den USA auch nur ein Jota ändern wird. Die Steuerlücken sind längstens bekannt, doch die Lobbyisten in Washington sind derart stark vernetzt, dass eine Änderung der Steuergesetze kaum eine Chance hat.

    • haby says:

      Wenn Apple in Irland nur 2% Steuern bezahlt, dann bitte soll die EU erst bei sich selbst aufräumen! Lassen wir uns nicht drangsalieren und in ein Verhandlungsmandat manövrieren. Schweizweit sollten wir mehr Einigkeit zeigen und im Zeichen der hohen neuen Infrastrukturaufgaben die zu tiefen Steuern für ausländische Unternehmen schrittweise erhöhen, Sie haben richtig gelesen, schrittweise erhöhen. Eine Unternehmenssteuerreform à la EWS oder bestimmter Kantone ist strikte abzulehnen. Das soll aber nicht daran hindern, Überlegungen für eine schweizweite Harmonisierung zu machen.

  • jonas graf says:

    ein sehr vernünftiger vorschlag von nr nordmann. es ist überfällig, dass das krankhafte “steuern runter” und das aushöhlen der leistungen der öffentlichen hand durch die bürgerlichen mehrheit endlich gebremst wird. es ist an der zeit, dass endlich dem grundsatz nachgelebt wird, dass jeder nach seinen fiskalischen möglichkeiten gerecht zu besteurn ist. mit lügen wurde die unternehmenssteuerreform II durchgewürgt und die bürgerliche mehrheit weigert sich bis heute zu einer korrektur. nochmals eine milliarden schwere umverteilung die zu weiterer belastung des normalbürgers führt darf nicht sein!

    • Dan Burque says:

      Von “Aushöhlen der Leistungen der öffentlichen Hand” kann keine Rede sein, jedes Jahr steigen die Staatsausgaben, gerade im Sozialbereich, saftig.

      • Carlo Corno says:

        wie heisst es so schön anderswo: deckeln … oder einfrieren auf dem Stand von 1990 zB. wäre auf Staatsausgaben auch anzuwenden nicht nur für Co2 oder ähnlich. Komisch, dass zu dem Zweck diese Terminologie nicht angewendet wird.

  • R. Merten says:

    nein- es ist Zeit zu sparen und die öffentliche Verschleuderung von Steuergeldern aufzuhalten, Hr. Nordmann. Es ist mir ein Rätsel, warum die Sozis dies nie zum Thema machen. Nur schon bei der Bekämpfung der massiven Sozial- und Asylmissbräuchen könnten locker 100 Millionen gespart werden. Und bei den meist nutzlosen Ausgaben von über 1000 Millionen jährlicher Entwicklungshilfe könnten locker weitere 100 Millionen eingespart werden. Auch bei der riesigen Beamtenschar in den öffentlichen Verwaltungen sind grosse Einsparungen möglich. Ebenfalls bei mehr Effizienz und weniger Vorschriften!!

    • Michael Berger says:

      So sparen Sie 200 Mio, also etwa 5 % der zu erwartenden Steuerausfälle. Durch Effizienzsteigereungen bei den Beamten werden sie den Rest sicher nicht hereinholen. Das geht allein durch einen massiven Leistungsabbau auf allen Gebieten des Staates: Infrastruktur, Sicherheit, Bildung, Sozialwesen….

      • R. Merten says:

        Das sind nur kleine Beispiele, Hr. Berger. Es gibt noch unzählige andere Möglichkeiten. Neben Sie als kleinstes Beispiel nur den Hafenkran in Zürich, der für fast 1 Million 9 Monate lang aufgestellt wird, damit die Leute, gemäss den Sozis und deren Architekten, “etwas zu reden haben”. Alle Sparanstrengungen in den Gemeinden und vor allem in den linken Städten werden fast ausschliesslich abgeschmettert! Die Sozis wollen nichts hören von sparen- nur ausgeben ist dort in. Wer all die unnötigen Kosten bezahlt ist denen scheissegal! Hauptsache: der Rubel rollt in der Asyl- und Sozialindustrie!

        • iskra says:

          Ja, ja, Herr Merten, wo rollt der Rubel denn auch noch: VBS, Landwirtschaft, Departenemt Schmid-Ammann mal durchleuch- ten usw. usw. ……….. Eigentlich solltern sie dem Tagi dankbar sein, dass er ihnen ein Sprachrohr gibt, ihren täglichen Frust und Hass über die Linken loszuwerden.

    • Rene Wetter says:

      Wir machens wie in den USA wir lassen die Infrastruktur vergammlen: Strassen Brücken, Schulen, Wasserversorgung, Spitäter etc. Es sieht halt dann nicht mehr so gut aus, ähnlich wie in der 3. Welt (oder den USA). Herr Merten, ich bin gespannt was Sie sagen wenn Sie sich dummerweise auf einer einstürzenden Brücke befinden deren Wartung wir eingespart haben, damit Sie und ihre Kollegen ein paar Franken Steuern gespart haben? Oder mal eine Naturkatastrophe wie in New Orleans wo der Staat wegen fehlender Mittel und vergammelten Infrstruktur nur hilflos zuschauen konnte.

    • iskra says:

      Und bei Militärminister Maurer ????

  • Joe Amberg says:

    …dem bleibt nur noch hinzuzufügen dass diese blödsinnigen Dumpingsteuern der Haupttreiber für die aktuelle Masseneinwanderung in die Schweiz sind. Praktisch der gesamte Arbeitsplatzuwachs erfolgt zur Zeit durch den Neuzuzug von Firmen – und diese kommen nur wegen diesen Steuer-Fehlanreizen. Wer also die Masseneinwanderung stoppen will, muss die Dumpingsteuern stoppen!

    • Emil Roduner says:

      Diese Firmen bringen wenig Arbeitsplatzzuwachs und keine Masseneinwanderung. Da braucht es hoechstens jemanden, der den Briefkasten leert! Und wie hoch soll die Steuer sein fuer einen Briefkasten?

  • Anton Schneider says:

    Die Senkung der U¨Steuern ist nicht die alleinige Lösung – alternative Steuereinnahmen – gerechte – müssten den Steuerausfall kompensieren. Der Vorschlag von Herrn Nordmann mit der Erhöhung der “Sockelsatzes” weist gute Argumente auf. Wo es aber wieder hapert, ist mir der Umverteilung – die Spezialität der SP. Er schlägt vor, diese nach der Anzahl der “Staatsangestellten”, der Zentrumslasten und womöglich anderer “weicher” Faktoren durchzuführen? Aufgeblähte Verwaltungen, “Service Public” der nicht gewünscht ist, “allg. kantonsübergreifende Leistungen” sollen der Schlüssel sein? Geht nicht.

  • Urs says:

    Der Potentiell rechtsfreie Raum für die global agierenden Konzerne und insbesondere auch die Investoren muss im Interesse aller tatsächlich vereinheitlicht und in manchen Bereichen viel stärker zu Gunsten der Gesellschaft reguliert werden. Die EU bietet sich da an, will aber leider den Neoliberalen Zeitgeist aufrecht erhalten und unsere Regierung schliesst sich mti der UStR III an.
    Es darf nicht mehr ein das lediglich eine Handvoll Investoren, Aktionäre über 100′ von Milliarden ohne weitere Gesellschafltiche Verpflichtung entscheiden dürfen. Es wirken alle mit, nicht nur die Investoren.

  • Emil Roduner says:

    In Grossbritannien und in den USA hat man jetzt realisiert, dass die grossen, internationalen Firmen (legal) sehr viel Steuern sparen dadurch dass sie die Gewinne dahin verschieben, wo die Steuern niedrig sind. Diese Staaten muessen ihre Steuerschlupfloecher nun selber schliessen, und sie werde es wohl auch tun. Damit werden niedrige Unternehmenssteuern fuer multinationale Unternehmen in der Schweiz nicht mehr ein derart grosser Vorteil sein.

    • Joachim Kellenberger says:

      Das sehen Sie flasch…Es wird immer moeglichkeiten zur steuerlichen Optimierung geben…Transferpricing ist keine exakte Wissenschaftt…Steuerschlupfloecher zu stopfen wuerde heissen, dass Firmen nicht nur zum Schein in der CH angesiedelt werden koennen wodurch tatsaechlich auch entsprechend viele Arbeitsplaetze verschoben werden muessten, was dann wieder fuer tiefe UG Steuern sprechen wuerde….Ich glaube nicht, dass man einer Firma vorschreiben wird, wo sie den Hauptsitz hat…Ihr Argument gegen tiefe Steuern ist somit eig. eines dafuer

    • mippim says:

      @Roduner: Leider ist bei dieser Steueroasen-Diskussion eine riesige Menge Heuchelei dabei. Ganz nach dem Motto Wasser predigen, Wein trinken. In UK zum Beispiel schimpft man zwar offiziell über Starbucks, gleichzeitig ist aber Camerons Regierung dabei, eine sehr weitgehende Lizenzbox mit Tiefbesteuerung einzuführen. Das ganze wird durch Berater und Behörden bereits jetzt sehr aggressiv vermarktet. Von den unzähligen Schlupflöchern im kaum mehr überschaubaren US-Steuerrecht wollen wir gar nicht erst reden.

  • Tom Dubach says:

    Hüben wie drüben heisst es immer “die Schweiz hat das (und jenes) nicht nötig”. Wer so politisiert schafft den Wohlstand in der Schweiz schrittchenweise ab. Links will unverteilen, Rechts will wenig Steuern bezahlen, beides geht nur mit gefüllten Kassen.

  • Richard says:

    Guter Vorschlag. Wieso sich nicht irgendwo zwischen 12 und 22-24 Prozent treffen? Den einen Satz senkt man, den anderen hebt man an. Wäre wohl zu einfach, dachte sich der Bundesrat, und will lieber alle Steuersätze am untersten anpassen … jaja..

  • Philipp Rittermann says:

    ein sehr dezidierter artikel. ich bin auch der meinung, dass die unternehmenssteuern einheitlich harmonisiert werden müssen; und zwar proportional und rückwirkend zu den erwirtschafteten gewinnen. das ist einerseits fair für die vielen kmus und andererseits bezahlen konzerne dann endlich das, was realistisch ist. ich befürchte aber, dass konzern-lobbyismus im beraterstab des bundesrates, sowie verhinderungskampagnen von wirtschaftlich sehr einseitig gelagerten institutionen wie economiesuisse, hier eine gerechte unternehmenssteuerreform III zu verhindern werden wissen.

  • Thomas Hartl says:

    Herr Nordmann hat recht, der aktuelle Steuerwettbewerb ist der Schweiz unwürdig. Mir kommt das vor, wie wenn Rolex ihre Uhren im Mediamarkt zu Dumpingpreisen anbieten würde, um auch noch die letzten Casio-Kunden ins Boot zu holen. Der Schweiz bringt es aber nichts wenn sie ihren Ruf zerstört, indem sie zwielichtige Firmen mit Dumpingsteuern ins Land holt. Wer die Sicherheit und den hohen Ausbildungsstandard der Schweiz geniessen will, der soll auch bereit sein, ein normaler Steuertarife zu bezahlen.

    • Michael Wyss says:

      Was ist ein normaler Tarif? Ein normaler Tarif ist dann erreicht, wenn mit den Einnahmen ganz knapp die Staatsausgaben gedeckt werden können. Lieber ein wenig tiefer, damit der Staat immer einem Spar- und Optimierungsdruck ausgesetzt ist. Das ist nicht böse gemeint, sondern eine Gesetzmässigkeit, wenn man mit “fremdem” Geld haushaltet immer der Fall. Das hat mit Dumping nichts zu tun
      Zweite Frage, was ist ein guter Ruf? Für mich ist ein guter Ruf dann erreicht, wenn Firmen in ein Land kommen und nicht wenn die neidische Konkurrenz einen schlecht machen will um vom eigenen Versagen ab zu lenken

      • Thomas Hartl says:

        Wenn sie ein Geschäftsgebäude bauen und Firmen als Mieter suchen, haben sie zwei Möglichkeiten: Sie können möglichst billig bauen, und die Bude zu Tiefstpreisen anbieten. Oder sie können in moderne Infrastruktur investieren und einen guten Service zu höheren Preisen anbieten. Genauso können sie mit einem Nachtwächterstaat und tiefen Steuern möglichst viele Firmen anlocken, oder sie können in Infrastruktur und Bildung investieren, und damit die seriösen Unternehmen ins Land holen. Ich ziehe die zweite Variante vor.

  • B.Mühller says:

    Der Staat verursacht durch schlechte Verhandlungen mit dem Ausland Steuerausfälle in Milliardenhöhe, deshalb müssen die Mindereinnahmen auch wieder beim Staat eingespart werden. Unsere Regierung übernimmt immer mehr Gesetze aus dem EU -Raum somit sind auch die Löhne unserer Staatsangestellten dem Ausland anzupassen, Lohnreduktionen von bis ca. 70% werden die Folge sein.

  • Josef Marti says:

    Wenn wir den neoliberalen Weg konsequent weiter gehen dürfen keine Steuererhöhungen gemacht werden, auch nicht MWST zulasten Mittelstand. Die betroffenen Kantone mit vielen Domizilgesellschaften werden viel weniger in den Finanzausgleich zahlen müssen, das muss als Ausgleich genügen und ist eine gute Gelegenheit, den aufgeblähten service public rigoros abzuspecken. An den Kragen geht es den bisher defizitären Hillbilly-Kantonen (va. BE, VS), die kriegen nichts mehr und sind so endlich auch gezwungen zu sparen und ihren Standort zu verbessern.

  • Bettina Ramseier says:

    Steuern sind staatliche Zwangsabgaben. Die Reduktion dieser Zwangsabgabe oder eine vergleichsweise tiefere Zwangsabgabe ist KEIN Dumping! Mit einer bewusst verwirrenden Sprach-Schwurbelei verdreht die Linke vorsätzlich die Tatsache, dass das Übel der Verschuldung vieler Länder nicht bei den wenigen liegt, die tatsächlich Steuern bezahlen, sondern bei den opportunistischen Linkspolitikern. Mit einer verantwortungslosen Schuldenpolitik finanziert die Linke ihre Klientel-Wirtschaft und treibt damit ganze Länder in den wirtschaftlichen Ruin. Beispiele? Ostblock, Griechenland, Portuagl, Spanien…

    • Paul Pott says:

      Und wie, werte Frau Ramseier, möchten Sie ohne Steuern eine der besten Infrastrukturen der Welt weiter unterhalten und sogar ausbauen? Dies geht leider nur mit den von Ihnen so verteufelten Zwangsabgaben. Oder wünschen Sie sich Verhältnisse wie sie in Drittweltstaaten die Norm und in einigen amerikanischen Gliedstaaten heute bereits Realität sind?

    • Matti says:

      Hätten zum Beispiel in Griechenland alle Unternehmer ihre Steuern versteuert und bezahlt, hätten sie heute kein Loch… Von wegen Links…

    • Josef Marti says:

      Ein bisschen viel Unsinn, den Sie da verzapfen; die Verschuldung der westlichen Industrienationen geschah ausschliesslich unter Führung und Verantwortung von bürgerlichen Regierungen: Bush, Merkel, Sarkozy, Cameron, Berlusconi etc.; diese Typen haben es feritggebracht gleichzeitig Steuern runterzufahren, die Staatsquote zu erhöhen und Banken zulasten Steuerzahler zu retten; genau das ist der Leistungsausweis der Bürgerlichen.

    • Rene Wetter says:

      Ziemlich viel Geschwätz was? Spanien hat keine linke Regierung, Portugal auch nicht, Griechenland auch nicht. Griechenland ist der Fall wo man sehen kann was passiert wenn niemand Bock hat Steuern zu bezahlen. Hochverschuldete Länder: Japan Grossbritannien USA: Alle verschuldet wegen den “Linken”. Wie wäre es, wenn sie sich mal informieren würde bevor Sie losschreiben? Ich lese ständig solche unqualifizierten Rundumschläge von Ihnen.

    • Hannes Müller says:

      Danke. Zwangsabgaben ist noch ein nettes Wort.

  • Marcel Du Pont says:

    Seltsam, zuerst werden harte Verhandlungspartner wie z.B. Christoph Blocher aus der Landesregierung gemobbt. Dann kommen neue Representanten rein und was geschieht. Ein permanenter Druck von der EU und den USA auf das Schweizer System. Langsam habe ich den Eindruck, dass die Medien entweder bewusst polarisieren, indem sie im Volk Angst verbreiten mit übertriebenen Berichterstattungen. Passt auf Schweizer Volk, die “classe politique” und ihr Werkzeug, die Medien, sind auf dem Vormarsch. Sie vertreten Lobbyinteressen und füllen ihre eigenen Taschen. Siehe Bsp. Deutschland, Hartz IV, Schröder.

  • Dan Burque says:

    Einfach unbelehrbar, die Linke. Der Steuerwettbewerb führt generell zu tieferen Steuern, ein entscheidender Erfolgsfaktor für die Unternehmen, was die Schweiz als Standort attraktiv macht. Jede Steuerharmonisierung führt zu höheren Steuern, das katastrophale Steuerumfeld in den europäischen Nachbarstaaten, z.B. Frankreich, lässt grüssten. Aber eben, was kümmert die Sozis schon eine erfolgreiche Wirtschaft.

    • Rene Wetter says:

      Und wie ist das mit St Gallen und Luzern wo die Steuern so stark gesenkt wurden dass ein Riesen Defizit entstand. Sind Sie bereit für Schliessung von öffentlichen Einrichtungen, Spitäler, Schwimmbäder, Sportanlagen etc.? Sind Sie bereit für weitere und steigene Gebühren die für dieses und jenes eingezogen werden?

  • Peter Wanger says:

    Erstens es ist nicht unrecht Firmen mit niedrigen Steuern anzulocken, zweitens jedes Land sollte selber entscheiden dürfen ob und wie es Leute und Firmen besteuert,wir könnten auch unsere Steuern komplett abschaffen was sagt die EU dann ”dass dürft ihr nicht!” doch DAS DÜRFEN WIR! Drittens Roger Nordmann ist SP,es ist bekannt das viele SPler mit dem Kommunismus & der EU liebäuglen, mann sollte also alles was die über Wirtschaft, Steuern, Geld etc. sagen immer in dem Kontext sehen. Viertens der Eu geht es nicht um gerechtigkeit ihr geht es um Geld und Marketshare.

  • Joerg Hanspeter says:

    Schön, wenn man die Steuern für alle Firmen auf 10 – 12% senken will, aber wieso eigentlich nur für die Firmen? Ich möchte meine persönliche Steuerlast auch gerne auf 12% beschränkt haben.

    • Joachim Kellenberger says:

      Lol…Weil man damit firmen ansiedeln kann waehrend sie ihr geld nur mit unnoetigem Konsum verjubeln….ausserdem geht das geld von firmen an die aktionaere, die es auch wieder versteuern, waehrend sie den grossteil ihrer einkuenfte nur 1x versteuern

      • Joerg Hanspeter says:

        Oh nein, da gibt es Einkommenssteur, Mehrwehrtsteuer, Erbschaftssteuer und nicht zu vergessen, die verschiedenen Gebühren. Träumen Sie weiter von wegen “einmal versteuern”.

        • Josef Marti says:

          Ist doch kein Problem, wieso wandern Sie nicht aus nach Timbuktu, dort zahlen Sie keine Steuern; Sie müssen einfach auf eigene Kosten gut bewaffnet sein, denn es gibt weder Polizei- noch Rechtsschutz, also paradiesische Zustände.

  • Andreas Krebs says:

    Konzerne sollten ihren Gewinn da versteuern (müssen), wo er erwirtschaftet wird. Und in den entsprechenden Ländern sollen die Steuersätze für alle Firmen gleich hoch sein – mit scheint das nur fair. Und ganz offensichtlich kann es sich die Schweiz nicht leisten, auch die Firmen, die in der Schweiz wirtschaften, hier produzieren, hier Arbeit anbieten, gleich tief zu besteuern wie die globalen Multis, die hier “nur” den Steuersitz haben. Denn die Ausfälle müssten kompensiert werden. (denn wirklich Sparen möchte in der Politik niemand – oder nur bei den anderen).

  • Martin says:

    Steuerwettbewerb hat mit “Dumping” nichts zu tun. Aber das ein so verfehtler Komemntar von der SP kommt, braucht ja niemanden zu verwundern. Zum Glück liegt die Steuerhoheit bei den Kantonen.

    • Josef Marti says:

      Schöner kann man ja nicht mehr auf dem Holzweg sein, haben Sie den Artikel überhaupt gelesen? In diesem Fall wird das Steuerregime eben gerade von Bund und EU den Kantonen aufgezwungen! Aufwachen ist angesagt.

  • Walter Roth says:

    Bevor wir uns über so ein Thema unterhalten sollten wir uns mal vergegenwärtigen was mit diesem einheitlichen Stuersatz denn erreicht wird.

    Führt er zu einer vergünstigung für alle Firmen, also zu einem niedrigeren Level in der besteuerung ist es zu befürworten.

    Ist das nicht der Fall, so muss man diese ganze Sache hinterfragen und klären worum es denn wirklich geht.

    Will man hier klammheimlich durch die Hinterhüre mehreinnahmen generieren wie so oft wenn der gerfässige Staat an solchen Schrauben dreht.

    Wir alle in der Schweiz profitieren davon das wir Wettbewerbstüchtiger sind.

  • Markus Sennheiser says:

    Ich finde nicht gut dass der Bundesrat nun nach auswegen schaut um Unternehmen weiterhin zu entlasten. Ein bisschen Wachstum STOP täte das Land nähmlich nicht schlecht. Denn es wächst einem mittlerweile alles um die Ohren und das Volk ist durch die Folgen ( Einwanderung, Bevölkerungswachstum, Zersiedlung, Teurung etc..) total überfordert. Hier wünsche ich mir vom Bundesrat eine ausgeglichener Politik die Wirtschaft sowohl auch Volksbegehren gleichermassen berücksichtigt.

  • Walter Roth says:

    Wer glaubt, das wir unsere Vorteile einfach so aufgeben können da wir ja ein guter Standort sind, der wird erst damit aufhören wenn die Untenehmen den Entscheid für einen anderen Standort gefällt haben, dann ist es aber zu spät.

    Den Standort Attraktiv zu halten ist eine Aufgabe die immer eine vorausschauende Aufgabe.

    Blicken wir in die EU, so sehen wir welch erschreckende Entwicklungen es zeitigt wenn man die Unternehmen nur noch als raffgierig wahrnimmt und sie hernach wie Milchkühe behandelt.

    Wollen wir Zustände wie in der EU, ja dann macht nur so weiter.

    Die EU steht vor dem Kollaps.

  • Hans Müller says:

    “Für die Finanzierung des Service Public werden zwischen 1 und 5 Milliarden Franken fehlen.” Bestens.
    Höchste Zeit nämlich, dass der Staat lernt, mit weniger Geld “Service Public” bereitzustellen.
    Diese Entwicklung kann nur begrüsst werden. Im Übrigen soll sich der Autor dieses Propagandaartikels mal genau informieren. Er wird feststellen, dass die Steuern in der Schweiz mitnichten tief sind, ausser vielleicht man vergleicht es mit den grössten Steuerverschwender Europas, wie Italien oder Frankreich. Aber an denen können und sollten wir uns nicht messen.

    • Paul Pott says:

      Herr Müller, wie lange arbeiten Sie, bis Sie Ihre Steuerrechung finanziert haben? Ich arbeite mit meinem nicht so schlechten Salär bis maximal Mitte Februar, um diese Rechnung zu begleichen. Nun fragen Sie z.B. mal unsere Nachbarn im Norden, wie lange die dafür arbeiten.

  • Peter Waldner says:

    Warum sollen Unternehmen überhaupt über eine “Unternehmenssteuer” besteuert werden? Reicht die Mehrwertsteuer nicht aus? Und die Arbeitgeberbeiträge an die Sozialwerke? Und die in den Löhnen enthaltenen Sozialbeiträge und Steuern der Arbeitnehmer des Unternehmens? Und die Einkommenssteuer auf die Dividenden? Der Staat ist ein Moloch, dem die SP nicht genug Kinder opfern will!

  • Hansruedi says:

    Interessanterweise kommen solche Ideen meistens aus Kantonen welche ihre Finanzen seit Jahren nicht im Griff haben.
    Kantone mit allgemein tiefen Steuern sehen da wesentlich gesünder aus.

  • Frank Baum says:

    Der Sozialist propagiert Misswirtschaft alter Schule. Ohne Steuerwettbewerb wäre die Steuerlast in der Schweiz schon genauso hoch wie in den anderen Europäischen Ländern. Wie dieser Sozialist zeigt, haben auch wir ein politisches Lager, das alles daran legt, den Wirtschaftstandort Schweiz zu vernichten, um möglichst viele Menschen in die Abhängigkeit des Staates zu treiben. Der beste Schutz dagegen ist nun einmal der Steuerwettbewerb. Der ist sicherlich hart, aber er hilft uns, disziplinierte Entscheide zu treffen. Ein Rotes Tuch für die Sozialisten aber die Grundlage unseres Wohlstandes.

  • jonas graf says:

    all jene, die nordmann’s vorschlag als linke wunschvorstellung oder spinnerei abtun wollen und das heil nur in tiefen unternehmenssteuern sehen haben oder wollen offensichtlich übersehen, dass die fehlenden steuern dann über die mwst wieder herein geholt werden. also hat das volk, die normalen steuerzahlenden den steuerausfall mit der unfairsten aller steuern zu berappen. und das ist halt, wie bei der letzten unternehmensteuerreform reine umverteilung des geldes von unten nach oben. ob den neoliberalisten passt oder nicht!

  • Yves Namel says:

    Keine Ahnung, weshalb mehrheitlich die Linken diese Plattform erhalten, ihre nicht nachhaltigen, auf Kosten unserer Kinder und Kindeskinder gehenden Vorschläge unters Volk zu bringen. Herr Nordmann versteht überhaupt nichts von Steuern und internationalen Unternehmen, dafür umso mehr vom Umverteilen, Zentralisieren und Staatsapparat-Ausbauen. Einzig tröstlich stimmen die vielen kritischen Reaktionen in diesem Blog.

  • Hans P. Grimm says:

    Ich sehe überhaupt nicht ein, warum uns die EU unser Steursystem vorschreiben darf!

    Das ist Imperialismus und übelster Kolonialismus! wenn nicht sogar Faschismus!

  • sandro gasser says:

    staaten bezw. regierungen müssen immer unter druck sein, politisch und/oder wirtschaftlich. die unternehmen mit ihrer steuerpolitik sind wichtige regulatoren um eben die politik zu fordern, bessere lösungen herbeizuführen oder aber staaten mit ausufernden bürokratien / schlechter sozialpolitik etc zu disziplinieren. natürlich ist auch hier die balance nötig, ein staat aber der gesund ist wird belohnt mit ausgegelichen budget’s. zum nutzen aller, nicht zuletzt den sozial schwächeren. einen steuereinheitsbrei ist nur schädlich. man muss auf dem rechten auge blind sein um nicht klar zu sehen.

  • sepp zürcher says:

    Als KMU’ler bleibt mir bloss die Feststellung, dass die Steuerrabatte (UStR II, geplante ‘Steuervermeidungsboxen’ der Reform III etc) komplett an uns vorbeigehen. Im Gegenteil werden in schöner Regelmässigkeit die Lohnkosten für die Angestellten und Arbeitgeber erhöht. Das ganze Steuerwettbewerbsmantra ist doch bloss eine obskure eigennützige Religion für die globalen Firmen, für die globalen Investoren und Hedgefunds. Sonst nützt das niemandem, schadet hingegen der ganzen werktätigen Schweiz.

  • lucius mayer says:

    Durch die Nivellierung der Unternehmenssteuern nach unten wird, nach der Unternehmenssteuerreform II, der Mittelstand dem Geldadel ein weiteres, ganz großes Geschenk machen. Er auch wird weiter in der neoliberalen Illusion verharren, den Aufstieg in den Geldadel schaffen zu können, wenigstens die Enkel. Und deshalb wie gewohnt gegen seine eigenen Interessen wählen und stimmen.

  • Meinrad Lacher says:

    Das ewig gleiche Lied der Linken: die Gleichmacherei überall unter dem Vorwand der Gerechtigkeit. Und Gerechtigkeit bei den Linken heisst: zahlen sollen die andern. In ihrem Sinne ist gerecht, dass man denen, die sorgfältig mit dem Geld um gehen und daher etwas auf die Seite bringen, dass man diesen etwas wegnimmt und es denen gibt, die nicht haushalten können. Am Schluss wird es so sein, dass alle nichts mehr haben.

  • Roland says:

    Wenn Staaten ein Problem mit Steueroasen haben, dann sollten sie sich mal überlegen, ob sie nicht ein Problem mit ihren Ausgaben haben! Zum Beispiel FR oder DE: Welcher Bürger hat Freude daran, dass er 60% seines Einkommens am Staat abgeben muss. Er arbeitet 7 Monate für den Staat, den Rest darf er behalten. Solche Verhältnisse hat eher mit Diebstal zu tun.

  • Paul Kern says:

    Man kann die Schweiz auch wie einen Familienbetrieb sehen: Die 1. Generation krampfte (bis etwa 1980), gönnte sich nichts und baute eine Firma auf. Die 2. Generation arbeitete viel (bis etwa 2010) und baute noch aus, lebt aber schon sehr gut und profitiert von der Vorarbeit. Die 3. Generation will bei weniger Arbeit (bis etwa 2040) gleich gut leben, das geht an die Firmen-Substanz. Die heutige vielköpfige 4. Generation verprasst die Substanz damit – wie sie meint – am Schluss alle ‘gleich viel kriegen’. Bei Unternehmen sind die GL/Aktionäre, bei der Schweiz die Parteien/das Volk selber schuld.

  • Bruno Looser says:

    Es ist einfach nicht zu fassen: Es gibt doch nur den einen Weg es gibt in der Schweiz für alle Unternehmen (egal inl. oder ausl.)nur einen Steuersatz nämlich den mit 24% Gewinnsteuer. Ansonsten muss für dieses schamlose Geschacher eine neue Abzockerinitiative aufgelegt werden, die diesen unsäglichen Steuerwettbewerb unterbindet. Man sieht ja wie sich die internationalen Unternehmen um die Rechtslage in den einzelnen Ländern foutieren, z.B. Facebook. Apple ist lediglich der wertvollste Konzern weil er keine Steuern zahlt. Diese Abzockerei muss rasch ein Ende haben. Raus mit den Abzockern!

  • Irgendwo in der Architektur des Hirns vieler Menschen muss der Wunsch verborgen sein, ein Sklave zu sein und einem Herren zudienen zu dürfen. Anders kann ich es mir nicht erklären, wieso so viele hier ein System befürworten, in welchem sie die Krumen vom Boden auflecken dürfen, während sie den Reichen immer grössere Kuchenstücke zuschieben.

    Da nützt es offenbar auch nichts, dass der Neoliberalismus auf diesem Planeten noch nie funktioniert hat, dass tiefe Unternehmenssteuern und Steuergeschenke an Reiche beweisbar noch nie zu mehr Investitionen sondern nur zu mehr Ungleichheit geführt haben.

    • K.A. Barett says:

      Herr Sommerer, aber der reale existierende Sozialismus hat funktioniert. Jedenfalls so gut, dass ein Eiserner Vorhang zugezogen werden musste, damit diejenigen, die in jenem Paradies lebten, nicht in die kapitalistische Hölle auswandern mussten, um dort, in diesem furchtbaren System, nicht “die Krumen auflecken zu müssen”. Wie wir alle wissen, war der Kommunismus nicht nur demokratisch orientiert, sondern setzte auch Zeichen in Sachen Umweltschutz. Man muss sich überlegen, ob wir im Herbst statt über die 1:12-Initiative nicht gleich besser über die Einführung des Sozialismus abstimmen sollten.

      • Josef Marti says:

        Von 1945 bis 1989 hat die soziale Marktwirtschaft bewiesenermassen funktioniert dank Konkurrenz der Systeme. Fällt die Konkurrenz weg entsteht logischerweise ein Vakuum und Ungleichgewicht; ganz banales Naturgesetz. Nach dem Fall der Mauer wird somit gezielt die definitive Zerschlagung der Zivilgesellschaften betrieben, die Nationalstaaten existieren im Westen dank Globalisierung praktisch gar nicht mehr. Die Multis haben es geschafft durch Wettbewerbsverhinderung, Marktmacht, Lobbying und versteckte Subventionen die Staaten zu liquidieren; Folgeschäden zulasten Allgemeinheit.

      • Ich wollte erst auf Ihren Kommentar mit einem Wort antworten, das jenen Gegenstand bezeichnet, auf dem ich gerade sitze (Hinweis: es ist kein Möbelstück). Doch dann habe ich anders entschieden, denn der Kommunismus hat tatsächlich funktioniert! Zwar nicht im Osten, aber bei uns. Denn die Bedrohung durch den Kommunismus hat das Kapital im Westen dazu veranlasst, die Arbeiterschaft quasi mit guten Löhnen, einem soliden Staat mit gutem Service Public und einem gerechten Steuersystem zu “bestechen”, das westliche System (die Soziale Marktwirtschaft) vorzuziehen. Danke, Kommunismus!

  • Walter Bossert says:

    Bei anderen Themen kann von linker Seite nicht genug betont werden, dass die Schweiz keine Insel sei und man auch über den Tellerrand hinaus schauen müsse. Beim Thema Firmensteuern sind wir dann anscheinend plötzlich auf einem eigenen einsamen Planeten wo es kein entrinnen gibt.Würden wir unsere Volkswirtschaft in eine geordnete und durchdachte Richtung bringen, müssten wir auch nicht immer mehr Aufwendungen erbringen können. Das wäre auch für unser Natur besser, denn jeder Steuerfranken hinterlässt Spuren, meistens schädliche.

  • Lidija Jametti says:

    Viele Worte, Fazit: die Firmen werden abwandern, weil die Argumente eines linken NR,s, die den sozialistisch Ideen entstammen hauen nicht. Beispiel UdSSR – zerfallen.
    Der EU droht dasselbe.
    In Russland führen alle Firmen 10-13% Steuera ab, trotzdem sind sie alle da.In den USA hat es enorme Schlüpflöcher, die der Staat akzeptiert.
    Es hat mit den differentierten Steuernstruktur nichts gemein, sondern mit der Infrastruktur und der Rechtsgebung.
    Die EU rechtfertigt hohe Steuern mit der Sozialen Sicht der Dinge, was jede Abzocke rechtfertigt.
    Habe nichts übrig für die Ideen des Hr. Nordmanns.

  • Philipp Rittermann says:

    es kann nicht sein, dass die politischen verfehlungen vom bürger getragen werden. es entwickelt sich so immer mehr eine 2-klassen gesellschaft. soziale unruhen werden die folge sein. würden die konzerne nach ihren realen zahlen besteuert, gäbe es keine ausfälle und die kmu’s wären entlastet. die konzern-lobbyisten sollten sich bewusst sein, dass ohne motivierte mitarbeiter mittelfristig gesehen auch die qualität der arbeit und somit die wettbewerbsfähigkeit abnehmen wird. die “billig”-strategie der arbeitgeberverbände und der economiesuisse wird nicht aufgehen und die prosperität geht flöten.

  • K.A. Barett says:

    Der Bürger einer Demokratie hat das Recht, sein eigenes Land in die Apokalypse zu schicken. Das passiert derzeit in Europa. Die 1:12-Initiative ist ein weiterer Schritt Richtung Abgrund. Es sieht so aus, als ob die Jusos im Herbst “Erfolg” haben und die Korken werden knallen lassen können. Es wird ihnen nichts nützen. Auch sie selbst rutschen mit allen anderen in die Grube, die sie sich selbst gegraben haben. Leider nicht nur für sich selbst. Genau das ist die Tragik. Anstatt, dass man endlich einmal eine Auslegeordnung macht, dreht man munter weiter am Gashahn. Suizid aus Mangel an Wissen!

  • Pascal Meister says:

    Sehr durchsichtig, dass die SP jetzt eine Vereinheitlichung der Unternehmenssteuern fordert. Ist ja logisch, was dann kommt: Gleiche Steuern auch für Privatpersonen in der ganzen Schweiz. Was bedeutet: Höhere Steuern auf dem Niveau von Bern. NEIN DANKE! Wehret den Anfängen!

  • Christian Weiss says:

    Nur schon der Begriff “Steuerdumping” ist eine Frechheit. Der Naturzustand ist nämlich am Anbeginn einer Gesellschaft mal null Prozent Steuern. Dann schaut man, welche Dienstleistungen man an eine staatliche Institution abgeben will und dann erhebt man dafür Steuern. Weil die europäischen Staaten das Subsidiaritätsprinzip – was man selber machen kann, macht man auch selber – völlig ausgehöhlt haben und immer neue staatliche Leistungen erfinden, brauchen sie irrwitzige Steuersummen und wundern sich dann, wenn Leistungsträger in Staaten auswandern, die wenigstens noch halbwegs vernünftig bleiben

  • Roland K. Moser says:

    Guten Tag Herr Nordmann

    Wenn Sie etwas sinnvolles machen wollen, dann wäre das eine Initiative, welche dem Bund, den Kantonen und Gemeinden verbietet, Schulden zu haben.

    Ein Schuldeverbot würde nämlich dazu führen, dass nicht Steuern gesenkt und gleichzeitig Schulden gemacht werden könnnen 🙂 Mehr braucht es nicht 🙂

    Denken Sie, dass die Sozialisten diese höchst einfache Lösung akzeptieren würden, oder wäre sie zu einfach und zu gut?

  • Meinrad Lacher says:

    Dass solche Forderungen und Ideen überhaupt diskutiert werden, zeigt, dass die Dummheit heutzutage salonfähig geworden ist.

  • Hans P. Grimm says:

    Ich bin ganz besonders gegen das Steuerdumping.
    Unsere Politiker im National- und Ständerat haben 60% ihrer Bezüge Steuerfrei!

    Dies ist eine Sauerei!

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